Mon ado consomme: comment en parler et quand s’inquiéter?

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Dans cette fiche

Même s’il est illégal de vendre de l’alcool et d’autres drogues à des personnes mineures, les ados auront un jour ou l’autre la possibilité d’en consommer. Aussi, des jeunes voient régulièrement des personnes consommer de l’alcool, même s’ils et elles n’ont pas l’âge légal d’en consommer. Pour être capable de prendre de bonnes décisions, votre ado doit connaître les risques de la consommation. Vous pouvez vous permettre d’aborder ce sujet ensemble.

De plus, comme parent, vous êtes le premier modèle de votre jeune depuis son enfance. Donc, votre façon de parler et même de consommer de l’alcool et d’autres drogues influence beaucoup votre ado dans ses choix.

Mieux comprendre

Mieux accompagner

  • Choisissez un moment où votre jeune et vous-mêmes êtes calmes et avez une ouverture aux propos de l’autre. Si vous êtes en colère ou vivez des inquiétudes, attendez et reportez la discussion. La consommation de SPA est un sujet sensible. Il est normal que ça puisse vous faire réagir. Pour vous aider à vous préparer, visionnez cette capsule vidéo pour les parents.
  • Discutez avec votre ado des raisons pour lesquelles il ou elle a envie de consommer ou consomme déjà. Explorez à quel besoin la consommation répond. Laissez votre jeune dire son opinion sur l’alcool et les autres drogues.
  • Aidez votre ado à trouver ce qui le ou la passionne et à poursuivre ses objectifs. Cela pourrait contribuer à tenir votre jeune loin des substances psychoactives.
  • Aidez votre jeune à trouver différents moyens pour éprouver du plaisir et se détendre autrement qu’en consommant de l’alcool ou d’autres drogues. Pour des idées, consultez notre fiche sur le stress et l’anxiété.
  • Encouragez votre ado à retarder le plus possible l’âge de ses premières expériences de consommation. Expliquez pourquoi vous préférez qu’il ou elle ne consomme pas du tout.
  • Si votre jeune décide de consommer, nommez les règles de sécurité pour le faire :
    • Être toujours en présence d’une autre personne;
    • Ne pas conduire après avoir consommé;
    • Ne pas embarquer dans une voiture où la personne qui conduit a consommé;
    • Ne pas prendre plus d’une substance à la fois;
    • Ne pas consommer une quantité au-delà de ses capacités;
    • Vous informer d’où il ou elle se trouve.
  • Aidez votre ado à trouver d’avance d’autres solutions pour ses déplacements si la personne qui prévoyait conduire a consommé. Vous pouvez aussi proposer d’aller le ou la chercher.
  • À la maison, réduisez l’accès à l’alcool et aux autres drogues, y compris les médicaments de la pharmacie. Gardez ces substances hors de la portée de votre jeune.
  • Profitez de l’occasion pour évaluer vos propres habitudes de consommation. Notez ce qui pourrait être amélioré pour votre santé. De plus, rappelez-vous que vous êtes le premier modèle de votre ado.

L’importance du refus et du consentement :

  • Rappelez à votre jeune que personne n’est dans l’obligation de consommer. Discutez ensemble de diverses façons de refuser. Reconnaissez que cela peut être difficile à faire. Aidez votre jeune à affirmer ses choix face aux autres, dans toutes sortes de situations. Dites-lui que vous êtes disponible s’il ou elle a besoin d’aide.
  • Ouvrez la discussion sur le sujet de la sexualité avec votre ado en mettant l’accent sur le désir, le consentement et la protection. Lorsqu’une personne a consommé, son jugement peut être affecté. Elle pourrait donc ne pas être en mesure de donner un consentement éclairé. Rappelez-lui que le consentement doit être renouvelé à chaque activité sexuelle et peut être retiré à tout moment. Il faut toujours s’assurer que l’autre personne en a aussi envie.

Des ressources existent pour aider votre jeune. Sur l’ensemble du territoire de la Montérégie, il existe des organismes en prévention des dépendances. Contactez l’organisme de votre ville pour obtenir du soutien.

Ressources et outils pratiques

1. Pour vous soutenir :

Si vous vivez une situation qui vous préoccupe, il ne faut pas hésiter à en parler ou à consulter un∙e intervenant∙e ou un∙e professionnel∙le de la santé et des services sociaux :

  • Info-Santé/Info-Social 811
  • Tel-Jeunes Parents
  • CLSC
  • Organismes communautaires : maison de la famille, maison des jeunes, etc.
    Certains organismes communautaires offrent un programme de soutien aux parents d’ados. Informez-vous auprès des organismes près de chez vous.
  • Intervenant∙e∙s scolaires

2. Pour en savoir plus :

3. Références :

Cette fiche a été rédigée en collaboration avec les organismes en prévention des dépendances Satellite et Liberté de choisir.

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